"Nous voulons de la lumière, de l'air, des ventilateurs, des avions, des revendications ouvrières, de l'idéalisme, des moteurs, des cheminées d'usine, du sang, de la vitesse et du rêve dans notre art".
Menotti del Picchia

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Suzane Lopes / sculpture
 

 

Suzane Lopes est née en 1972 à Salvador de Bahia, au Brésil. Elle vit et travaille en France depuis 1999. C’est vers cette époque qu’elle découvre l’expression artistique et s’initie à la  sculpture, en argile, qui lui permet rapidement d’établir un lien supplémentaire avec ses racines, avec sa terre.

  
  Soudain

des êtres surgissent du creux profond de la terre.

Leurs mains, douces et solides,

Supportent le poids du monde, Ephémère.
 
Le temps d'un soupir

Et l'âme s'évapore dans la fumée de la création.



Involuntariamente, o universo atual de Suzane Lopes assemelha-se ao de suas origens: Cachoeira e Paris são serpenteadas por águas fluviais. E, à semelhança do curso dos rios,  os influxos mais fortes das concepções estéticas européias atiraram-se, como cascatas, aos olhares da artista. Como se pode perceber, a força d elemento água em sua vida, não se restringuiu apenas aoaiiótico. Um outro elemento surge de forma preponderante em
sua existência: a terra que, muito sutilmente lhe traz inspiração para criar, inspiração que, sem dúvida, vem de um Ser Supremo a quem Suzane se associa através das formas que brotam das suas mãos. Nelas a argila ganha vida, o barro adquire um profundo sentido de  força transformadora que, às vezes, deforma a figura humana – seu tema predileto - para destacar-lhe a essência, às vezes a reproduz para confirmar sua existência."
(Prof. Antonio Wilson Souza)









 Ici sur les terres Européennes de conceptions et concepts esthétiques, l’artiste a plongé dans son art. Ses sculptures portent la force de la transformation, de la défiguration, de la construction et recomposition des éléments dans la matière.

  

l’univers des origines de Suzanne, (Cachoeira/Ba), a des points communs
avec celui où elle a choisi de s’installer ( Paris) : deux villes serpentées par ses
fleuves, belle scène….

 
C’est cette déversée fluide de la course de l’eau sur la boue qui est la source de la générosité dans une souffrance pleine de tendresse… de création statique... Le mouvement de la terre se fige, il s'est encastré sur sa base qu’en elle même est sa propre image…Elles ne bougent pas, elles s’expriment … mais elles émanent le silence… il est si profond que chaque mouvement, chaque contorsion, chaque ligne est liée à une émotion qui dépasse le verbe et s’instaure dans un regard universel de contemplation. LE
  
   

 
Igbadu", terre chamottée cuite 47cm "



La partie inférieure, noire, vous appartient, Odudua, et représente le monde matériel que vous avez créé, et toutes les formes de vie qui y habitent et habiteront. Ce symbole sera appelé IGBADU, la calebasse de l'existence, et en lui seront réunies, symboliquement, toutes les choses existantes dans l'univers, et qui devront rester dans le plus grand secret, tel le pouvoir qui sera accordé à celui qui la possédera..." (Extrait du livre "Igbadu, a cabaça da existência", de Adilson de Oxala)
  

 






Criaçao do mundo
( à gauche )
...Les deux parties devront être couplées pour que jamais elles ne se séparent. Elles seront le symbole de l'union des deux plans de l'existence. La partie supérieure, blanche, représentera l'Orun, le monde spirituel duquel nous sommes originaires, et auquel appartient Obatala. 
 




orixás



Fogo


Olodumaré (Olorun) est celui qui est entre le ciel et la terre. Il est le Maître de la
Création. Avec ses mystères et ses éléments: l'eau et la terre qui, rassemblés, forment
l'homme. Et l'homme avec la conscience forme l'orisha. Eshou est le principe de tout
puisqu'il a été créé à partir de la argile et de l'eau. L'air et les eaux se sont
mélangés et une partie d'entre eux s'est transformé en boue. De cette boue s'est
formé un petit tas, la première matière dotée de forme, un petit rocher rougêatre et
boueux. Olorun a admiré cette forme et a soufflé sur ce petit tas. Son haleine lui a
donné vie.Cette forme, la première dotée d'existence individuelle, un rocher de
latérite, était "Eshou Yangi !!!".











  
Exu", terre chamottée cuite 28cm





 

 
"Nanan" terre chamottée cuite 28cm

  

Agua

On dit que quand Olorun a chargé Oshala de créer le monde et modeler l'être humain, l'orisha a essayé plusieurs voies. Il a essayé de faire un homme d'air, comme lui, mais il a tout de suite disparu.. Il a essayé de le faire en bois, mais la créature était trop dure. En pierre, et cela était encore pire. Il l'a fait de feu et l'homme s'est consommé. Il a essayé l'huile, l'eau, et même le vin de palme et rien... Ce fut alors que Nanan est venue à son secours et lui a donné la boue, l'argile du fond du lac où elle habitait, la boue sous l'eau, qui est Nanan. Oshala a créé l'homme en modelant cet argile. Avec le souffle d'Olorun l'homme a marché. Avec l'aide des orishas, il a peuplé la Terre. Mais un jour l'homme doit mourir. Son corps doit revenir à la terre, revenir à la nature de Nanan. Celle-ci, qui a initialement donné la matière, veut qu'à la fin elle lui soit rendue.


Terra

Un jour, il y eut une fête où toutes les divinités étaient présentes. Omolou (Obalouayé) est arrivé revêtu de sa capuche de paille. Personne ne pouvait le reconnaître sous ce déguisement et aucune femme n'a voulu danser avec lui. Oya (Yansan), courageuse comme personne, s'est lancée dans la danse avec le Seigneur de la terre. A force de tourner, elle a déclenché le souffle du vent, et le vent d'Oya a soulevé la paille et a découvert le corps d'Obalouayé. A la surprise générale, c'était un très bel homme. Le peuple a acclamé sa beauté.Obalouayé était très heureux à cette fête, et très reconnaissant à Oya, et pour la remercier il a partagé avec elle son royaume. Il a fait d'Oya la reine des esprits des morts: La reine Oya Igbalé, la conductrice des eguns.Oya, alors, s'est mise à danser de joie, pour montrer à tous son pouvoir sur les morts. Et quand elle dansait elle agitait dans l'air son iruquerê, le "chasse-mouche" qui sert à eloigner les eguns et à les envoyer dans un autre monde.

  
"Omolu" terre chamottée cuite 28cm



 


AR

On raconte qu'un jour Iansã, première femme de Xango, est allée, à la demande de son mari, dans un royaume voisin chercher trois calebasses qui étaient en possession d'Obaluayê. On lui avait dit de ne pas ouvrir ces calebasses et de les emmener directement à Xangô. Obaluayé avait également recommandé à Iansã de bien prendre soinde ces calebasses et de ne pas les laisser tomber par terre et se casser. Si cela devait néanmoins arriver, elle ne devait pas regarder leur contenu. Iansã était impatiente et avait beaucoup de mal à garder ce secret. Sur le chemin elle n'a pas pu résister à son envie et a décidé de casser la première calebasse, ignorant la volonté d'Obaluayê. De cette calebasse sont sortis les vents qui l'ont envoyée au ciel. Quand les vents se sont calmés, Iansã est revenue sur terre et a cassé la deuxième calebasse, d'où sont sortis les Eguns (esprits). Elle a eu peur et a poussé un cris: "Reiii !".Au moment de casser la troisième calebasse, Xangô est arrivé et l'a prise avec lui (c'était la calebasse des feux et des tonnerres).Iansã avait un tempérament ardent et impétueux. Elle a été la seule, parmi les femmes de Xangô, à suivre son mari quand celui-ci a été chassé de son royaume

 
 




"Iansã"
terre chamottée cuite 28cm

 

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