Le Brésil possède
deux grandeurs véritables:
la fécondité de son sol
et le talent de ses métis.

Manuel Querino

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Os the Darma Lovers



Os the Darma Lovers
Laranjas de céu
Nacopajaz
Yang Zam et Nenung pourquoi deux brésiliens se font appelés par des prénoms tibétains ?
Parce que yang Zam c’est mon prénom de refuge et de pratique dans le bouddhisme tibétain, ce prénom reçu de notre professeur de méditation, me permet de prendre de la distance avec la scène  et de me protéger, de créer une distance entre moi et les personnages que je dois  joués, cela m’aide à ne pas tomber dans les illusions et de rester plus réaliste et aussi pour la plus simple raison de marketing, yang Zam s’associe beaucoup mieux à notre groupe Os the Darma Lovers que mon prénom de naissance.
Nenung interviens : «  pour éclaircir un petit peu sur le professeur de méditation que parlait  yang zam c’était notre maître bouddhiste tibétain qui s’installa au sud du Brésil…
Comment s’appelait-il votre maître tibétain ?
Chagdud Tulku Rinpoche
L’aventure bouddhiste a-t-elle commencé quand,  quand vous êtes vous converti au boudhisme ?
Nous avons connu  Rinpoche en 97 nous sommes initiés à la pratique de la méditation et à cette époque nous avons commencé à fréquenter son temple de méditation qu’il a bati dans la région de ‘Três Coroas’, que se trouve dans la montagne du Rio Grande do Sul, à côté de la  ville de Gramado, ce temple est le plus grand de l’Amérique Latine…



Cette conversion au bouddhisme tibétain a-t-elle influencé la genèse du O The Darma Lovers?
Deux ans après notre conversion au Bouddhisme en 1999, notre groupe a vu la lumière du jour, avant je jouait dans un groupe de Rock à Porto Alegre, et Yang Zang aussi de Porto de Alegre, était la productrice de notre groupe parmi d’autre qu’elle produisait. Ce groupe se défait, d’autant plus la proposition  musicale très centré sur le rock ne m’intéressait plus, Yang Zang a aussi laissé tombée sa boîte de prod. Depuis 8 ans de vie commune…sur le chemin bouddhiste, jusqu’à ce jour on n’a jamais chanter ensemble, nous avons essayé de mettre en son nos deux voix,  cela dégageait une harmonie qui nous a beaucoup plu musicalement, elles avaient une syntonie différente de ce qu’on connaissait déjà. A partir de ce moment, nous avons commencé à jouer et à composer ensemble et de fils en aiguille est apparu Le The Darma Lovers : Darma est associé au bouddhisme, mais c’est un enseignement antérieur au  bouddhisme qui veut dire chemin interne  alors on fait une rousse,  Os the Darma lovers, le « Os » parce que nous sommes des Brésiliens, ‘The’ tout les noms des grands groups de musique (en tout modestie rires) commence comme ça : ( rires) the Clash, the beattles, the who… on commence déjà petit…Et tout  ça aussi parce que nous sommes la recherche du notre chemin interne, nous sommes une source d’inspiration pour les personnes qui sont à la recherche de son propre chemin interne, pour montrer un chemin plus profond qui va de rencontre avec ses propres expériences de vie et ce chemin n’a pas besoin d’être nécessairement bouddhiste.
En parlant de cette expérience de méditation musicale, de pop  de rock folk, Brésil… quel est votre parcours musicale avez vous une formation musical academique?
Nenung  non non,  comme je disais avant j’ai joué pendant des années dans le groupe de rock dans ma ville à Porto Alegre, mon groupe s’appelait la « Barata Oriental » d’influences très punk rock : clash, the cure…le groupe n’allait plus avec mes recherches spirituels et musicales en ce moment je commençais à faire ses premières compos. Ses chansons ne parlaient pas de méditation, elles étaient plutôt fruits de la méditation : notre musique  est le résultat d’une perception de notre réalité, de notre expérience interne, à partir de la méditation nous existons dans nos propres vies et nous voyons plus profondément tout ce qu’est au tour. Cette expérience et tout ça , on mélange à nos influence rock rool, folk, punk, de mutantes, musique pop, musique brésilienne….. et ça donne notre son.
Parlons-en de la discographie des Os The Darma Lovers...
En 1999 sans aucune prétention nous avons enregistré cinq morceaux voix et guitare, ce qu’on appelle des ‘demo’ au Brésil, alors une de ces musiques demo est arrivé dans une radio de Porto Alegre que s’appelle Ipanema super radio avec une programmation très bonne qualité. Là on apperçu que les gens voulait écouter ce qu’on avait à dire, parce que je trouve que les choses arrivent quand on a une connexion avec tout le monde.. En 2000 on sort notre premier disque ‘Os The Darma Lovers’  en suite en 2002 nous avons lancé le « Bàsico » qui est plus éléctronique plus expérimental qui diffère du premier qui est complètement acoustique.
Nenung  intervient : là lorsque de la sortie de ce disque j’ai eu un appel de mon maître spirituel qui m’a invité à faire un retrait spiritual soit disant laisser tout tombé et entrer en méditation au Tibet pendant 3 ans, je l’ai fait, pendant ce recueil mon maître est décédé alors j’y suis resté deux ans.  Donc entre 2002 et 2004 nos avons resté complètement haut….
Mais vous avez eu quand même deux disques qui pourraient être travaillé dans le médias...
Sachant que le moment de mon départ nous étions en pleine ascension musicale au Brésil. Lorsque de mon retour en 2004 on a enregistré « Laranjas do Céu » sortie 2005 au Brésil et sortie en France fin mai 2008 avec des inédites et plus 3 musiques des disques antérieurs qui sont les résultats de nos premières années de vies.



Vous vous definissez comme une bande de Zen Rock ?
Oui, oui principalement pour les médias qu’ont besoin de cadrer l’artiste et le mettre dans une case conceptuelle pour pouvoir s’accaparer de l’image, on accepte de jouer ce jeu parce que notre musique n’est pas du samba, pas de rock, pas folk, mais elle a tout ça en elle. D’autant plus ça ne nous gêne pas de tout au contraire il y a avoir avec notre philosophie et esthétique :  notre simplicité, d’aller trouver la magie, la beauté dans tout ce qui est simple. On  tente de dégager humblement ce langage de la simplicité puisque est là que se cache tout le trésor de la sagesse universel
Et quand pleut ‘laranjas do céu’ comme dans un titre de votre disque, dans quel sens que le parapluie doit-il être ouvert ?
O(rires) il faut ouvrir une bouche bien ouverte pour les manger… Mais orange du ciel est une sorte d’orange qu’on appelle comme ça dans Rio Grande do Sul  elles sont petites, juteuses et très sucrée, nous avons fait un petit jeux poétiques avec….
Pop folk organique ?
Ça ce sont des personnes essayant de chercher un terme plausible pour définir le son qui nous faisons, même pour la musique brésilienne nous sommes difficile d’être classés. La vérité ce que nous sommes organiques, nous avons une touche folk, rock, pop et de ‘musica brasileira’ et c’est comme ça avant que le Zen Rock ne s’établisse pas comme telle il aura cette recherche pour nous définir.
Parlons en encore d’avantage de votre influence musicale
Nenung : j’ai écouté beaucoup des groupe plus trash comme the clash,  et au Brésil par des alternatives comme Itamar assuption, Yang : j’ai écouté bcp la jovem garda, Roberto Carlos pour l’influence de ma mère et les années 70,  j’ai découvert le rock, mutantes, Rita lee…Ce pour ça que nous nous genons pas non plus d’être considéré pop, parce qu’on parle un langage plus universel, le pop veut dire populaire, consciensce et inconscient collective,la langue ne pose pas de barrière
Pour deux brésiliens tibétains qui sont à Paris quelle est votre impression de Paris?
Paris est une ville complètement cosmopolite on sent on voit ce cosmopolitisme imprimé dans un angle de rue, sur les visages de gens qu’y habitent, qui passent en laissant ces traces, on faire le tour du monde sans sortir de sa place, on voit tout, on voit de tout, on voit la culture du monde entier. La ville a un pouvoir d’absorption énorme de toutes ces influences absurdes au même temps merveilleuses. Pour deux brésiliens de culture tibétains, on voit tout de suite estampille de la culture occidental à  Paris. Ici c’est un musée vivant. Mais peu importe tout ça le plus important pour nous c’est qu’étant ici ou ailleurs notre message de paix, de lumière et d’amour soit perceptible pour les parisiens, les français et pour tous les autres êtres dans le langage populaire celle du inconscient collectif de la terre.